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Comment configurer Claude pour vous : profil, mémoire et projets

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Quatre niveaux pour configurer Claude : instructions de profil, mémoire, projets et CLAUDE.md. Un prompt d’entretien complet, une vérification du résultat et un examen des règles.

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L’essentiel

Vous ouvrez une nouvelle conversation et vous réexpliquez ce que vous faites et ce dont vous avez besoin. Vous pouvez configurer Claude pour vous à quatre endroits différents : les instructions de profil, la mémoire, les projets et le fichier CLAUDE.md pour Claude Code. Nous allons les passer en revue, ainsi qu’un prompt pour que Claude vous pose des questions et une règle pour décider ce qu’il faut y mettre au départ.

Des ressources pratiques pour configurer votre façon de travailler avec les modèles : documentation Ailoot.

Pourquoi Claude repart-il de zéro à chaque fois ?

L’essentiel

Chaque nouvelle conversation commence avec un contexte vide. Le modèle ne se souvient pas de la conversation précédente, sauf si vous lui en parlez expressément. Ainsi, même après trois mois d’utilisation quotidienne de Claude, on recommence par « Je fais ceci, j’ai besoin de cela » et on y passe les cinq premières minutes.

Un modèle de langage ne vous stocke pas en lui. Il lit ce qu’on lui a donné au début de la conversation et travaille avec ces éléments ; pour lui, le reste n’existe tout simplement pas.

Configurer Claude pour vous consiste donc à mettre le bon texte quelque part une seule fois, afin qu’il soit chargé automatiquement. Vous n’avez rien à apprendre au modèle, et il existe exactement quatre endroits de ce type, répartis dans différents écrans de paramètres.

Une grande partie de la frustration liée à l’IA vient de là. On s’attend à ce qu’un assistant se souvienne de nous comme un collègue. À la place, chaque matin apporte un nouveau stagiaire, et la différence entre « Claude ne sert à rien » et « Claude me fait gagner une journée par semaine » tient souvent à vingt minutes de configuration que personne n’a prises.

Où se trouvent exactement les paramètres : quatre endroits différents

L’essentiel

Vous rédigez les instructions de profil et elles s’appliquent à toutes les conversations. Claude rédige la mémoire au fil des échanges. Les projets disposent d’un espace séparé, avec leurs propres règles et leur propre mémoire. Le fichier CLAUDE.md ne fonctionne que dans Claude Code. Les confondre est la principale raison pour laquelle une configuration « n’a pas marché ».

Voici le tableau récapitulatif ; la suite porte sur ces quatre lignes.

QuoiQui l’écrit ?Où se trouve-t-il ?À quoi s’applique-t-il ?
Instructions de profilVousParamètres, section « Instructions pour Claude »Toutes les conversations, sans exception
MémoireClaude, au fil des échangesParamètres → MémoireToutes les conversations ; les projets ont leur propre mémoire séparée
ProjetVous, séparément pour chaque projetDans le projetUniquement aux conversations dans ce projet
CLAUDE.mdVousUn fichier sur le disqueUniquement à Claude Code dans le terminal

La page d’aide d’Anthropic décrit cette section ainsi.

Toutes les instructions que vous ajoutez ici s’appliqueront à toutes vos conversations avec Claude.

— Anthropic, https://support.claude.com/en/articles/10185728-understanding-claude-s-personalization-features

La même page précise que les instructions d’un projet ne s’appliquent qu’aux conversations dans ce projet. Mettez les informations générales sur vous dans votre profil, et tout ce qui concerne un travail particulier dans le projet.

Une réserve au sujet de l’interface. La section de personnalisation d’Anthropic est en cours de refonte : dans le même article d’aide, l’introduction parle de « styles », tandis que le milieu a déjà été réécrit autour des skills. L’article sur les styles a été entièrement retiré de la collection des articles sur les paramètres. Si les styles figurent encore dans votre menu alors que votre ami ne les voit plus, vous avez simplement reçu une autre vague de la mise à jour.

Les paramètres de profil sont votre couche personnelle : décrivez une fois comment vous pensez et ce qui vous agace, et Claude cessera de proposer des évidences. Cette seule couche vous fait déjà gagner du temps.

Comment demander à Claude de vous interroger sur vous-même ?

L’essentiel

Claude n’a pas de bouton « interroge-moi » ; ni le centre d’aide ni la documentation ne décrivent une telle fonctionnalité. Mais il existe un prompt qui transforme Claude en interviewer : il pose une question à la fois, demande des précisions, puis rédige lui-même le texte final pour le champ des instructions. Vingt minutes de conversation au lieu d’une heure à se battre contre une page blanche.

Il est difficile d’écrire sur soi-même en partant de zéro. On ouvre un champ vide et la seule chose qui vient à l’esprit, c’est « entrepreneur, apprécie la clarté » — exactement le genre de suite de mots inutile qui ne change rien aux réponses.

Un entretien règle le problème, car répondre est plus facile que rédiger. Sur sa page destinée aux nouveaux venus, Anthropic suggère lui-même de demander à Claude de vous interviewer, dans sa liste des « prochaines choses à essayer ». Le prompt prêt à l’emploi ne s’y trouve pas ; il est ci-dessous.

Prompt

Entretien avec Claude pour rédiger votre profil

Interroge-moi pour recueillir du texte destiné au champ « Instructions pour Claude » de mes paramètres.

Règles de l’entretien :

Pose exactement une question à la fois et attends ma réponse.

Si ma réponse est vague, demande des précisions. « Je travaille dans le marketing » est une mauvaise réponse ; demande : dans quelle niche, combien de personnes dans l’équipe, qui est le client, que fais-je concrètement chaque jour ?

Ne complimente pas mes réponses. Pas de « très bonne réponse » ni de « compris, super ».

Ne repose pas de questions sur quelque chose que je t’ai déjà dit.

Ne reformule pas mes propos pour les embellir. Si je m’exprime sans détour, écris-le de cette façon.

Ce que tu dois découvrir :

Ce que je fais et comment je gagne ma vie. Sois précis. Un intitulé de poste ne suffit pas.

Les tâches que je te confie le plus souvent.

Ce que je t’explique sans cesse d’une conversation à l’autre. Y a-t-il quelque chose que je dois te dire deux fois ?

Comment je préfère recevoir les réponses : longueur, degré de finition, et si je veux des options ou une seule réponse.

Ce qui m’agace dans les réponses de l’IA. Demande-moi des exemples précis ; les généralités ne suffisent pas ici.

Les sujets et les formulations à éviter.

Quand tu as terminé, rassemble tout dans un texte prêt à l’emploi de 400 mots maximum, avec ma voix et des phrases simples. Commence par ce que je fais, puis mes tâches professionnelles, ensuite mes préférences de réponse, et termine par une liste d’interdictions. Pas de généralités comme « privilégie l’efficacité » : uniquement ce que j’ai réellement dit.

Commence par la première question.

La logique est simple. Une règle mérite une place dans les paramètres seulement si vous l’avez déjà dite deux fois. Le reste relève de suppositions à votre sujet et prend de la place sans rien apporter.

Ensuite, placez le texte obtenu au bon endroit :

  1. Cliquez sur vos initiales dans le coin inférieur gauche et choisissez Paramètres.
  2. Trouvez la section « Instructions pour Claude ».
  3. Collez le texte et enregistrez.
  4. Vérifiez dans une nouvelle conversation qu’il a bien été pris en compte (la section consacrée à la vérification ci-dessous explique exactement comment faire).

Le nom du compte se modifie séparément, dans Paramètres → Général, dans le champ « Nom complet ». Ce sont deux choses différentes : l’interface voit le nom, tandis que le modèle lit les instructions.

Que faut-il mettre dans les instructions, et que faut-il laisser de côté ?

L’essentiel

Limitez le texte à 400–500 mots. Il utilise des tokens dans chaque conversation et entre en concurrence avec votre demande de travail pour capter l’attention du modèle. Incluez le contexte professionnel, les tâches récurrentes et des interdictions précises. Laissez de côté les règles ponctuelles, les généralités de politesse et tout ce qui concerne un seul projet.

Anthropic ne publie pas de limite officielle de caractères. La contrainte ici est pratique : plus le texte est long, moins il est suivi de façon fiable. Pour les organisations, une limite est explicitement indiquée — 3 000 caractères pour l’ensemble des instructions de l’entreprise — ; prenez-la comme repère d’échelle.

Ce qui fonctionne :

  1. Comment vous gagnez votre vie. Un intitulé de poste ne suffit pas. « Je dirige un cabinet de droit de la famille, j’ai trois assistants et j’obtiens des clients par recommandation » fonctionne ; « avocat » ne suffit pas.
  2. Ce que vous demandez le plus souvent. Des textes, des calculs, des révisions de documents, du code. Claude cessera de suggérer des choses que vous n’utilisez pas.
  3. Le format de réponse. Vous faut-il tout de suite un texte prêt à l’emploi ou d’abord un plan, une option ou trois, avec ou sans raisonnement ?
  4. Des interdictions précises. Le modèle suivra « Ne commence pas tes réponses par “excellente question” ». « Sois concis » ne changera rien.

Ce que vous pouvez supprimer sans risque :

  • Les formules de politesse creuses comme « tu es un expert de renommée mondiale ». Les nouveaux modèles ne réagissent plus à ce genre de formules, mais elles occupent toujours de la place dans chaque demande.
  • Les règles ponctuelles pour une seule tâche. Elles ont leur place dans un projet ; dans les paramètres qui s’appliquent partout, elles gênent.
  • Les contradictions. La documentation Claude Code le dit clairement : si deux règles se contredisent, le modèle peut choisir l’une ou l’autre au hasard. Relisez régulièrement tous vos paramètres, car en ajouter simplement d’autres à la fin ne supprime pas une contradiction.

Vérifiez chaque ligne ainsi : supprimez-la et voyez si la réponse change. Si ce n’est pas le cas, cette ligne était décorative.

Voici à quoi ressemble un texte une fois terminé. L’exemple est composite et la niche est inventée, mais sa structure correspond exactement à ce que vous devez coller.

Je dirige un atelier de mobilier sur mesure, avec six personnes en production et des ventes par bouche-à-oreille. Le cycle de vente dure trois semaines.
Je m’occupe des prises de mesures, des devis et de la correspondance avec les clients ; je sous-traite le design.

Ce que je te demande le plus souvent :
- des devis et des calculs de coût des matériaux
- des réponses aux clients qui contestent les prix et les délais
- des textes pour les fiches produits
- des relectures de contrats fournisseurs

Comment répondre :
- donne-moi immédiatement un texte prêt à envoyer au client
- limite-toi à cinq paragraphes au maximum, sauf si je demande des détails
- arrondis les montants à la centaine la plus proche
- s’il manque des informations, pose une question de clarification et attends ma réponse

À ne pas faire :
- ne commence pas par « excellente question » ou « bien sûr »
- ne suggère pas d’embaucher une personne chargée du marketing ; je n’en ai pas le budget
- n’écris pas « à la lumière de ce qui précède » ni « il convient de mentionner »
- ne propose pas trois options quand j’en ai demandé une

Presque personne ne remplit la dernière section, alors qu’elle importe davantage que les trois autres. Les interdictions sont les plus difficiles à formuler parce qu’on se souvient d’avoir été agacé, mais pas de la phrase exacte. C’est pourquoi le prompt d’entretien contient une question distincte à ce sujet, qui vous pousse à donner des exemples.

Comment activer la mémoire, et que retient-elle ?

L’essentiel

La mémoire s’active dans Paramètres → Mémoire, avec l’interrupteur « Générer la mémoire à partir des conversations ». Elle fonctionne avec les offres Free, Pro et Max, sur le Web, dans l’application de bureau et sur mobile. Team et Enterprise utilisent encore la version précédente, située dans Paramètres → Capacités. Vous pouvez consulter, modifier et supprimer les entrées individuellement.

La mémoire a changé le 10 juillet 2026 ; les notes de version le signalent. Auparavant, Claude résumait les conversations en un seul aperçu quotidien. Désormais, la mémoire est constituée d’entrées séparées par catégorie, que Claude lit et modifie au fil des conversations.

La mémoire de Claude fonctionne désormais comme un ensemble d’entrées distinctes et catégorisées, que Claude lit et met à jour pendant vos conversations, remplaçant ainsi l’ancien résumé quotidien de la mémoire.

— Anthropic, https://support.claude.com/en/articles/12138966-release-notes

Elle peut contenir votre rôle et vos projets, votre style de communication habituel, vos préférences techniques et des détails sur le travail en cours. La page d’aide précise également que la mémoire est axée sur le contexte professionnel ; les détails personnels sans rapport avec le travail risquent de ne pas être enregistrés.

Faites trois choses juste après l’avoir activée.

  1. Consultez la liste des entrées

    Paramètres → Mémoire affiche tout ce que Claude a enregistré à votre sujet, classé par catégorie. Il y a presque toujours une ou deux lignes auxquelles vous ne vous attendiez pas.

  2. Supprimez ce qui est inutile

    Vous pouvez modifier la mémoire de deux façons : dans le champ « Indiquez à Claude ce qu’il faut modifier ou supprimer » des paramètres, ou directement dans une conversation en disant à Claude quoi supprimer. Le bouton « Supprimer » efface l’entrée.

  3. Prenez l’habitude de vérifier une fois par mois

    La mémoire s’accumule discrètement. Si vous ne la relisez pas, elle contiendra dans six mois une couche de déchets issus de tâches terminées depuis longtemps.

Un mot à part sur les conversations privées. L’icône fantôme en haut à droite d’une nouvelle conversation active le mode incognito : cette conversation n’est enregistrée ni dans la mémoire ni dans l’historique. Il est disponible avec toutes les offres, y compris Free, mais l’icône n’existe pas dans les projets ; le mode incognito n’y fonctionne donc pas.

Pourquoi la mémoire détériore-t-elle parfois les réponses ?

L’essentiel

La mémoire enregistre ce qui lui semble important. Personne ne vous demande votre avis. Au bout d’un mois ou deux, elle peut contenir des fragments de prompts pris au hasard, qui se retrouvent ensuite mêlés à chaque nouvelle conversation. Les gens désactivent le plus souvent la mémoire à cause de la qualité des réponses ; la confidentialité vient en deuxième position. Une vérification mensuelle règle le problème.

Le mécanisme devient compréhensible quand on sait comment fonctionne la mémoire. Voici comment : juste avant l’envoi de la demande, la mémoire y est ajoutée sous forme de texte ordinaire. Elle ne pénètre pas dans le modèle et ne lui apprend rien.

Chaque entrée inutile prend donc de la place à la demande elle-même et oriente la réponse dans sa direction. Cinq lignes précises valent mieux que cinquante lignes choisies au hasard, ce qui explique aussi pourquoi la vérification compte davantage que l’ajout.

Voici l’ordre à suivre :

  1. D’abord, rédigez votre profil à la main à l’aide du prompt d’entretien. C’est votre texte, donc vous savez ce qu’il contient.
  2. Activez ensuite la mémoire en complément.
  3. Une fois par mois, ouvrez la liste des entrées et faites le ménage.

Vous aurez alors une couche dont vous êtes responsable et une autre qui s’accumule d’elle-même. Si les réponses dévient, examinez d’abord la seconde.

La réinitialisation de la mémoire est irréversible, au passage. La page d’aide est explicite : elle supprime toutes les entrées, y compris la mémoire des projets, et ne peut pas être annulée. En cas d’hésitation, commencez par la mettre en pause. Les entrées existantes seront conservées, mais aucune nouvelle ne sera créée.

En quoi les projets diffèrent-ils de la mémoire ?

L’essentiel

Un projet est un espace de travail distinct, doté de son propre historique, de ses fichiers et de ses instructions. Il dispose aussi de sa propre mémoire, isolée des autres conversations. La différence tient à qui l’écrit : vous rédigez les instructions du projet et elles restent statiques ; Claude gère lui-même la mémoire. Ces deux couches fonctionnent ensemble.

Les projets sont disponibles avec toutes les offres ; avec l’offre Free, vous pouvez en créer jusqu’à cinq. Un projet comprend trois choses : des instructions, des fichiers et des conversations. Les instructions s’appliquent uniquement aux conversations de ce projet ; elles ne s’appliquent pas ailleurs.

Voici la répartition :

Quoi y mettreOù
Ce que vous faites et la façon de vous parlerInstructions de profil
Les règles et les documents d’un travail particulierProjet
Les observations faites par Claude de son propre chefMémoire

Par exemple, le propriétaire d’une chaîne de cafés garde un projet pour les finances, un autre pour le recrutement et un troisième pour les réseaux sociaux. Chacun a ses propres instructions et fichiers, tandis que le fait qu’il ne supporte pas les réponses de plus d’un écran figure dans son profil et s’applique partout.

Lorsqu’un projet contient plus de fichiers que la fenêtre ne peut en accueillir, la base de connaissances étendue du projet prend le relais. Selon la page d’aide d’Anthropic, elle multiplie la capacité par environ dix, mais n’est disponible qu’avec les offres payantes.

En plus des règles, les instructions du projet devraient contenir quatre éléments :

  1. Le rôle que vous voulez que Claude endosse pour ce travail. « Tu es le directeur financier d’une petite chaîne ; tu fais des calculs prudents et tu montres toujours ton travail » donne le ton à toutes les conversations du projet.
  2. Les faits stables que vous auriez autrement à dicter de nouveau. Tarifs de location, composition de l’équipe, noms des lieux, région. Tout ce qui change moins souvent qu’une fois par trimestre.
  3. Le format de sortie pour ce travail précis. Un projet financier a besoin d’un tableau ; un projet d’écriture, d’un texte final sans remplissage.
  4. Les limites. Ce que Claude ne doit pas faire dans ce projet. Par exemple, ne pas suggérer des outils que vous avez déjà écartés.

Les fichiers ont aussi leur place ici et sont plus utiles qu’une paraphrase. Une liste de prix, un contrat, le rapport de l’an dernier : Claude répondra en s’appuyant dessus. Sans fichiers, il se fie aux connaissances générales sur votre secteur, et vous verrez la différence.

Comment vérifier si la configuration a réellement fonctionné ?

L’essentiel

Ouvrez une nouvelle conversation et posez une question dont la réponse dépend de votre contexte. Si Claude répond comme il le ferait à un inconnu, la configuration n’a pas été prise en compte. Dans Claude Code, la commande /context effectue la même vérification ; elle affiche directement la liste des fichiers chargés.

On vérifie généralement la configuration de la mauvaise façon : on demande « Que sais-tu de moi ? » Le modèle peut construire une réponse à partir de n’importe quoi, y compris de la conversation en cours ; cela ne prouve donc rien.

  1. Ouvrez une nouvelle conversation vide

    Pas la suite d’une ancienne conversation, mais une nouvelle. L’ancienne a déjà accumulé du contexte, ce qui faussera le résultat.

  2. Posez une question liée au travail sans explication

    Une question qui nécessitait auparavant une introduction. « Rédige une réponse à un client qui demande une remise de 20 % » — et voyez si vous devez préciser le type d’entreprise que vous dirigez.

  3. Vérifiez vos interdictions

    Si vous lui avez demandé de ne pas commencer par « excellente question », vérifiez la première ligne de la réponse. Cela prend une seconde.

  4. Si cela ne marche pas, vérifiez où vous l’avez placé

    Le paramètre a peut-être été ajouté à un projet alors que vous posez votre question dans une conversation ordinaire. Les instructions de profil s’appliquent partout ; celles d’un projet ne s’appliquent qu’à l’intérieur de celui-ci.

Dans Claude Code, la vérification est plus rapide : /context affiche une section « Memory files » répertoriant ce qui a réellement été chargé dans la session. Si votre fichier n’y figure pas, il ne sert à rien de le modifier davantage ; il faut d’abord déterminer où il doit se trouver.

Peut-on transférer la mémoire d’un autre service d’IA ?

L’essentiel

Oui, en copiant du texte. Dans Paramètres → Mémoire, il y a un bouton « Commencer l’importation » : exportez la mémoire de votre service actuel à l’aide d’un prompt, collez le texte, et Claude le répartira en entrées distinctes. La fonctionnalité est disponible avec Free, Pro, Max et Team, sur le Web et dans l’application de bureau.

Voici la procédure :

  1. Demandez à votre service actuel de dresser la liste de tout ce dont il se souvient à votre sujet, mot pour mot et en un seul bloc.
  2. Allez dans Paramètres → Mémoire et cliquez sur « Commencer l’importation ».
  3. Collez le texte exporté.
  4. Cliquez sur « Ajouter à la mémoire » — Claude répartira lui-même le texte en entrées distinctes.
  5. Ouvrez la liste des entrées et relisez-la. Certaines lignes provenant d’anciennes conversations seront presque certainement inutiles.

Deux mises en garde. Premièrement, Anthropic qualifie lui-même l’importation d’expérimentale et avertit que certaines entrées risquent de ne pas être transférées. Deuxièmement, la documentation sur l’importation parle des « autres services d’IA » en général et ne cite aucun service en particulier ; vous devrez donc vérifier manuellement ce qui a été transféré.

Vous pouvez aussi l’exporter à nouveau : Paramètres → Capacités, puis le lien « Afficher et modifier votre mémoire » ; ou demandez simplement à Claude de lister les entrées vous concernant — il sait le faire.

Comment configurer Claude Code pour vous ?

L’essentiel

Dans le terminal, les paramètres se trouvent dans des fichiers. Les préférences personnelles qui s’appliquent à tous les projets vont dans ~/.claude/CLAUDE.md ; les règles d’un projet particulier vont dans CLAUDE.md, à côté du code. L’auto-mémoire, que Claude gère lui-même, fonctionne séparément. La commande /memory affiche tous les fichiers à la fois ; /context montre ceux qui ont réellement été chargés.

Claude Code ne connaît pas vos paramètres Web. C’est un produit séparé.

Vous devrez donc décrire vos préférences personnelles deux fois. Utilisez toutefois le même texte : mettez le résultat du prompt d’entretien à la fois dans le champ de paramètres sur le Web et dans un fichier sur le disque.

Les fichiers sont lus du plus général au plus spécifique et combinés. Aucun n’annule le précédent :

  1. ~/.claude/CLAUDE.md — vos préférences personnelles, qui s’appliquent à tous les projets sur cette machine.
  2. ./CLAUDE.md ou ./.claude/CLAUDE.md — les règles du projet, incluses dans le dépôt et utilisées par toute l’équipe.
  3. ./CLAUDE.local.md — un fichier personnel propre à un projet, placé dans .gitignore.

Si vous débutez, exécutez /init dans le dossier du projet. Claude lira le code et rédigera un fichier de départ avec les commandes de build et les conventions qu’il a repérées. Si un fichier existe déjà, il restera en place et Claude vous proposera des modifications.

Un aperçu détaillé du contenu à y mettre se trouve dans l’article séparé sur la configuration de CLAUDE.md. La différence entre le fichier et la mémoire est expliquée dans l’article sur Memory et CLAUDE.md.

L’auto-mémoire fonctionne en parallèle de ces fichiers. Elle est activée par défaut et fonctionne ainsi : Claude écrit ses observations dans le dossier ~/.claude/projects/<project>/memory/.

Selon la documentation Claude Code, au début d’une session, les 200 premières lignes de MEMORY.md ou les 25 premiers kilooctets sont chargés, selon la limite atteinte en premier. Tout ce qui se trouve après n’est pas chargé du tout, et un interrupteur dans /memory désactive tout le mécanisme.

Il y a un inconvénient. L’auto-mémoire est liée à une machine précise et ne passe pas d’un ordinateur à l’autre : si vous travaillez sur un ordinateur portable et un ordinateur de bureau, ils ont deux mémoires différentes. Synchroniser le dossier du projet dans le cloud n’y change rien, car la mémoire est stockée dans le dossier personnel, que le cloud ne touche pas.

La moitié des cas de « il ne tient pas compte de ce que je dis » peuvent être diagnostiqués ici avec /context. En général, le fichier se trouve dans un dossier voisin ou n’existe pas du tout, tandis que la personne le modifie pour la troisième fois de suite en s’attendant à un résultat différent.

Pourquoi les longues instructions cessent-elles de fonctionner ?

L’essentiel

Les instructions parviennent au modèle sous forme de message ordinaire au début d’une conversation. Il les lit et essaie de les suivre, sans garantie. Plus le texte et la session sont longs, moins les instructions sont respectées. La documentation Claude Code recommande de limiter chaque fichier à 200 lignes et en explique la raison : les fichiers longs consomment du contexte et réduisent le respect des instructions.

La raison est simple, et elle explique presque toute la déception que suscite la configuration.

Le contenu de CLAUDE.md est transmis sous forme de message utilisateur après le prompt système, et non dans le prompt système lui-même. Claude le lit et essaie de le suivre, mais le respect strict n’est pas garanti, surtout si les instructions sont vagues ou contradictoires.

— Documentation Claude Code, https://code.claude.com/docs/en/memory

Un texte court et précis fonctionne mieux qu’un texte long et détaillé. Si vous voulez ajouter une cinquantième règle, il est plus honnête d’en supprimer d’abord trois anciennes.

Deuxième point. Si quelque chose doit se produire à chaque fois, sans exception, le texte ne peut en principe pas le garantir, car une instruction reste une demande, aussi insistante soit-elle.

Claude Code propose des hooks pour ces cas : ils s’exécutent comme des commandes ordinaires à des moments fixes et ne dépendent pas des décisions du modèle. La règle « exécuter les tests avant d’enregistrer » fonctionne parfois sous forme de texte ; la même interdiction appliquée par un hook fonctionne à chaque fois.

Troisième point : les paramètres vieillissent avec les modèles, et une formulation qui modifiait le comportement il y a un an peut parfois gêner les versions plus récentes.

Où placer les règles dont on n’a pas toujours besoin ?

L’essentiel

Les instructions de profil et CLAUDE.md sont chargés intégralement dans chaque conversation ; n’incluez donc que ce qui s’applique partout. Placez dans des skills tout ce qui est nécessaire à une tâche précise : ils se chargent à la demande, quand vous les appelez ou quand Claude comprend qu’ils sont pertinents. Ils se trouvent dans Personnaliser → Skills, où ils sont également nommés en anglais.

Prenons un processus de relecture de contrat : quoi chercher, dans quel ordre, quoi noter — une page et demie de texte.

Vous ne pouvez pas le mettre dans vos paramètres généraux ; ils deviendraient trop lourds et cesseraient de fonctionner. Le garder en tête et le coller à la main à chaque fois n’est pas très pratique non plus.

Un skill séparé résout précisément ce problème. Décrivez le processus une fois et placez-le là ; il ne se chargera que lorsque la conversation portera sur des contrats. Les quatre-vingt-dix autres conversations du mois n’en auront pas connaissance et ne consommeront pas d’espace de contexte pour cela.

Type d’instructionOù la placer ?
S’applique toujours, à toutes les conversationsInstructions de profil
S’applique à un travail particulierProjet
Processus en plusieurs étapes pour un type de tâche précisSkill dans la section Skills
Doit être appliquée sans exceptionHook dans Claude Code

À propos des styles. Auparavant, les réponses se configuraient à l’aide d’une fonctionnalité distincte portant ce nom. Anthropic les regroupe désormais avec les skills : la section sur les styles a été retirée de la collection d’aide, et les skills l’ont remplacée dans l’article sur la personnalisation. La mise à jour arrive par vagues ; certains lecteurs voient donc encore le menu des styles.

La documentation officielle ne décrit pas non plus de mécanisme du type « téléversez vos textes et Claude apprendra votre style », ni dans cet article ni ailleurs. Décrivez le style souhaité avec des mots et ajoutez des exemples de vos écrits au projet sous forme de fichiers.

Que fait Anthropic de ces données ?

L’essentiel

Avec Free, Pro et Max, les conversations peuvent servir à entraîner les modèles si le paramètre correspondant est activé. Lorsqu’il est activé, la durée de conservation est de cinq ans ; lorsqu’il est désactivé, l’ancienne durée de 30 jours reste en vigueur. Les conversations supprimées ne sont pas utilisées pour l’entraînement. Ces règles ne s’appliquent pas aux offres entreprise ni à l’utilisation de l’API.

Anthropic le formule ainsi.

Si vous nous autorisez à utiliser vos données pour améliorer nos modèles, la durée de conservation est de cinq ans. Si vous ne fournissez pas vos données pour l’entraînement des modèles, notre durée de conservation existante de 30 jours continue de s’appliquer.

— Anthropic, https://www.anthropic.com/news/updates-to-our-consumer-terms

Si vous indiquez des informations professionnelles dans vos paramètres :

  • Ces règles s’appliquent à Free, Pro et Max, y compris lorsque vous utilisez Claude Code avec ces comptes. Elles ne s’appliquent pas aux offres entreprise ni à l’utilisation de l’API.
  • Si vous supprimez une conversation, elle ne sera pas utilisée pour l’entraînement.
  • Les conversations incognito ne sont jamais utilisées pour l’entraînement. Elles sont conservées pendant 30 jours.

En pratique, vous conservez un fichier à votre sujet qui est lu chaque fois que vous sollicitez le modèle. Traitez-le comme un document professionnel.

Un dernier détail pour les plus méticuleux. L’article d’aide sur le fonctionnement de la mémoire ne dit rien sur l’entraînement des modèles. Ce sujet est traité sur une autre page ; si vous ne lisez que les informations sur la mémoire, vous ne saurez donc pas qu’il existe une durée de cinq ans.

Que vérifier au bout de trois mois ?

L’essentiel

Les paramètres vieillissent plus vite qu’on ne le pense : en un trimestre, votre travail, vos tâches et le modèle lui-même peuvent changer. Tous les trois mois, relisez votre texte, faites le ménage dans la mémoire et vérifiez si vous conservez encore des règles écrites pour le modèle de l’année dernière. Cela prend une vingtaine de minutes et vous apporte plus qu’un nouveau lot d’instructions.

À vérifier :

  1. Ouvrez vos instructions de profil et lisez-les du début à la fin. En général, un tiers peut être supprimé sans rien perdre.
  2. Parcourez vos entrées de mémoire. Supprimez tout ce qui concerne des tâches terminées.
  3. Essayez de vous passer de certains paramètres. Supprimez temporairement ce que vous avez accumulé et voyez comment le modèle se débrouille sans. Le modèle est devenu plus intelligent, tandis que les solutions de contournement sont restées et lui font désormais obstacle.
  4. Vérifiez que les fichiers sont réellement chargés. Dans Claude Code, utilisez /context.

Il existe aussi un rapport mensuel : Paramètres → Reflect indique quels sujets vous ont pris du temps, quel jour a été le plus chargé et à quelle heure vous travaillez le plus souvent. Lancé le 9 juillet 2026, il fonctionne avec Free, Pro et Max lorsque la mémoire est activée. Il n’est pas disponible avec les offres entreprise ; les conversations incognito et les sujets de santé ne figurent pas dans le rapport.

Utilisez-le comme un miroir. Si les principaux sujets du mois ne correspondent pas à ce qui est écrit dans vos paramètres, ceux-ci décrivent la personne que vous étiez au printemps.

Trois mois, c’est simplement le moment où la différence devient généralement visible. Si vous changez de travail, si quelqu’un rejoint l’équipe ou la quitte, ou si vos principales tâches changent, relisez-les tout de suite au lieu d’attendre une date du calendrier.

Quelles autres questions les gens posent-ils ?

L’essentiel

Six questions reviennent le plus souvent : faut-il une offre payante, la mémoire fonctionne-t-elle sur un téléphone, pourquoi Claude ignore-t-il ce que vous avez écrit, quelle différence y a-t-il entre les instructions de profil et le fichier CLAUDE.md, quelle longueur de texte mettre dans les paramètres et peut-on désactiver la mémoire tout en conservant les entrées déjà accumulées ? Voici des réponses brèves à chacune.

Foire aux questions

Faut-il une offre payante pour configurer Claude pour soi ?

Non. Les instructions de profil, la mémoire, les projets et le mode incognito fonctionnent avec l’offre Free. Les limites de l’offre Free comprennent un maximum de cinq projets et l’absence de recherche dans les conversations précédentes, réservée aux offres payantes. La base de connaissances étendue des projets est également payante.

La mémoire fonctionne-t-elle dans l’application mobile ?

Oui. La page d’aide d’Anthropic répertorie le Web, l’application de bureau et l’application mobile. Activez-la dans les paramètres de mémoire.

Pourquoi Claude ignore-t-il ce que j’ai écrit dans les paramètres ?

Il y a trois raisons courantes. Premièrement, le texte est vague : « sois bref » ne changera rien, contrairement à « cinq paragraphes au maximum ». Deuxièmement, les règles se contredisent et le modèle choisit arbitrairement. Troisièmement, le paramètre est au mauvais endroit : vous l’avez écrit sur le Web, mais vous attendez que Claude Code le suive alors qu’il a sa propre configuration.

Quelle différence y a-t-il entre les instructions de profil et le fichier CLAUDE.md ?

Elle tient à leur champ d’application. Les instructions de profil s’appliquent sur le Web, dans l’application de bureau et dans l’application mobile. Seul Claude Code dans le terminal lit le fichier CLAUDE.md. Ils ne se synchronisent pas entre eux ; vous devez donc décrire vos préférences personnelles à deux endroits.

Quelle longueur de texte mettre dans les instructions de profil ?

Anthropic ne publie pas de limite officielle. En pratique, visez 400–500 mots. Le texte est ajouté à chaque conversation, consomme des tokens et entre en concurrence avec votre demande pour capter l’attention du modèle. Il existe une limite explicite pour les instructions d’organisation : 3 000 caractères.

Peut-on désactiver la mémoire tout en conservant les entrées ?

Oui, vous pouvez la mettre en pause : les entrées existantes restent, aucune nouvelle n’est créée et les anciennes ne sont pas utilisées. La réinitialisation est différente : elle supprime irréversiblement tout, y compris la mémoire des projets.

Ressources pratiques : documentation Ailoot.

Autres ressources et outils : Ailoot.

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Questions fréquentes : Comment configurer Claude pour vous : profil, mémoire et projets

Pourquoi mes instructions de profil web n’affectent-elles pas Claude Code ?

Le profil web et les fichiers locaux Claude Code sont distincts. Placez vos préférences dans l’emplacement adapté à chaque produit et vérifiez dans /context les fichiers mémoire réellement chargés.

Comment tester la personnalisation sans influence de l’ancienne conversation ?

Ouvrez un nouveau chat et donnez une vraie tâche nécessitant auparavant des explications. Vérifiez le contexte métier et les règles de format. Sinon, déterminez si les consignes relèvent du profil, du projet ou de Claude Code.

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